Archives de Catégorie: Tourisme

Udaipur – 2 et 3 Octobre 2009

Non, je ne suis pas morte, seulement ensevelie sous une montagne de choses à faire…

Pour mon retour d’entre les morts (plus d’un mois d’absence, c’est presque un record!), voilà un petit billet photos en tant que compte-rendu de notre week-end passé à Udaipur, au Rajasthan, début octobre. Nous étions logés au Amet Haveli, un excellent hôtel (demandez une suite avec vue sur lac) peu onéreux comparé au Lake Palace ou au Udaivilas, et avec une vue spectaculaire sur le lac Pichola. Le restaurant situé à côté est divin, pas tant pour la nourriture que pour la vue féérique qu’il offre du City Palace et du Lake Palace (l’île-hôtel où a été tourné Octopussy).

Malgré le mercantilisme de ses habitants (je généralise, mais c’est vraiment l’impression que j’ai eue), Udaipur est une ville magnifique. Bien sûr, on reste en Inde, et le bruit et la pollution sont omniprésents. Cependant, l’air y est plus respirable qu’à Bombay (piètre baromètre, mais vous comprenez notre joie!) et le lac entouré de bâtiments anciens et de montagnes est un bonheur pour les yeux. Nous nous sommes un peu sentis dans une ville-musée dans le sens où les échoppes étaient principalement des boutiques de peintures miniatures et que les touristes étaient excessivement nombreux, mais c’est reposés que nous sommes rentrés à Bombay!

Un petit album photo pour vous donner un aperçu:

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Ganesh Chaturthi

Ganesh Chaturthi, une fête hindoue très populaire à Bombay, consiste en l’immersion de statues de Ganesh, le dieu éléphant. Ces statues, dont la taille varie de 30 centimètres à plusieurs mètres de haut, sont présentes un peu partout dans Bombay avant l’immersion.
La semaine dernière, nous avions décidé de faire une expédition dans un quartier de Bombay où l’immeuble entier se réunit et achète sa statue de Ganesh, ce qui donne lieu à des statues gigantesques et rivalisant d’originalité (je vous invite à visiter mon ancien blog moustacheland.over-blog.com pour un album photo des statues que maman a vues l’année dernière). Samedi matin, nous nous rendons donc gaiement dans le sud de Bombay, guidés par notre chauffeur qui nous assure qu’il « sait où c’est ».

Il apparaît que, malgré ses affirmations et les recherches que maman avait entrepries toute la semaine pour savoir où était cet endroit, nous avons été déposés à un kilomètre du lieu… sans carte et sans chauffeur, qui avait une course à faire. Résultat: nous avons vu en tout trois statues, pris un taxi pour rentrer et une douche pour nous débarasser de la poussière qui nous imprégnait après cette promenade.

Au final: peu de Ganesh, mais un aperçu d’une ambiance qui nous est peu familière à Bombay, un mélange d’exubérance (les statues bariolées sont un défi à ce qu’on appelle en France le mauvais goût), de recueillement (les poojas, ou prières, à faire devant Ganesh sont silencieuses) et d’accueil (j’ai moi-même, sous les encouragements des quelques Indiens présents autour de la statue, fait une pooja à Ganesh). Les gens, enfin, ne nous regardaient pas plus que cela…

Ci-dessous, deux photos de rue, la seule photo potable de Ganesh de la journée, et une autre d’une vache bariolée dans la rue. Mais chut, on n’est pas sensé les photographier…

Musee du Prince de Galles

Hier, nous nous sommes rendus au Musee du Prince de Galles, qui s’appelle maintenant autrement, mais personne n’y prete attention du fait de sa teneur elevee en h de son nouveau nom.

C’etait une visite etonnamment agreable: le musee, dans un grand batiment colonial au milieu de verdure (tout est relatif, mais l’ensemble est plutot joli), est bien entretenu et certaines de ses collections sont tres belles, comme ses statues en rond de bosse et ses hauts et bas reliefs datant du IIe siecle avant au XIVe siecle apres Jesus Christ, ou sa collection sur le Tibet qui nous a touches du fait de notre voyage au Sikkim. La collection personnelle de Ratan Tata au dernier etage nous a moyennement plu, mais une salle qui jouxte cette collection et recele d’objets japonais etait assez impressionnante. Ne manquez pas non plus les miniatures et les explications de l’audioguide (fournit gratuitement) sur ces dernieres, qui completent bien le manque d’informations ecrites inherent au musee, mis a part dans la section sur Krishna, au design etonnamment moderne.

En bref, un musee qui donne envie de faire du tourisme a Bombay!

Vous pouvez me frapper si vous voulez

Je vous donne même le bâton pour me battre. Je suis impardonnable… Ce blog est en cours de moisissure avancée, les toiles d’araignées et la poussière s’y sont installées durablement, et c’est ma faute. Plus d’un mois que je n’ai pas posté, et pas répondu à tout vos adorables commentaires! Non, vraiment, c’est honteux…
Alors, là, vous pouvez me lapider, mais je pars en vacances pendant deux mois, hors de l’Inde, et je ne compte pas tout vous raconter… Donc c’est encore deux mois sans articles, mais avec un petit nettoyage d’été prévu (pas forcément appliqué, cependant)! Au programme des vacances: une semaine à Paris, deux semaines en Allemagne, et le reste en Bretagne… On espère voir beaucoup d’entre vous, mais le marathon des visites n’est certainement pas au programme.

Une fin d’année douce-amère, comme toujours dans les écoles internationales… Les gens vont et viennent, beaucoup vont, d’ailleurs. De merveilleuses rencontres que l’on a peu de temps d’approfondir, qui rentrent chez elles ou partent vers d’autres cieux. C’est la vie, mais c’est rageant.
Le dernier jour d’école s’est passé superbement bien, malgré, donc, cette tristesse ambiante… It’s summertime, now!

Darjeeling, Kalimpong, Sikkim: premiers pas dans l’Himalaya

Notre voyage de 5 jours dans les montagnes du Bengale Occidental et du Sikkim était notre premier périple dans l’Himalaya en famille, et nous a réservé bien des surprises…
Je suis en charge de l’organisation des voyages et des vacances et avait soigneusement choisi cette destination pour avril, dite ‘idéale’, puisque sans nuages, sans pluie et avec un climat doux: parfait pour échapper aux étouffants 38 degrés mumbaikars. Malheureusement, la montagne est capricieuse et en avait décidé autrement: brume et pluie (voire orage) toute la semaine; en fait des majestueuses chaînes himalayennes à longueur de journée et de la vue sur le troisième plus haut mont du monde, une purée de pois digne d’une Brest en pleine forme… Notre voyage s’est donc vu réaxé sur une découverte de la population et des cérémonies bouddhistes, car, bonne surprise cette fois, chaque monastère visité nous a offert une puja, effectuée par trois à cent moines selon le lieu, alors qu’assister à une seule de ces cérémonies est rare. Notre côté religieux nous fera dire que le Seigneur a décidé pour nous à quoi ressemblerait notre semaine sainte, avec la croix de brume et l’élévation spirituelle!

Pour ceux que cela intéresserait, notre itinéraire a été Darjeeling-Pelling-Yuksom-Kalimpong. Je ne le développerai pas ici, ce serait trop de travail, et rien ne vaut un album photo pour vous faire ressentir l’ambiance. Ceux qui pourront nous voir cet été en entendront probablement parler plus en détail, et ceux qui préparent un voyage peuvent toujours commenter ici, je leur répondrai volontiers.

Voilà donc la galerie photo, assez… conséquente? Bon voyage!

Kashid: welcome to Paradize

Ce week-end, nous nous sommes rendus, accompagnés d’une famille d’amis français et d’une autre d’amis allemands, à Kashid, une plage à trois heures de route de Bombay.
Oui, je sais, aller à la plage à trois heures de route de chez vous, cela peut paraître un peu étrange, mais cela valait le coup… Nous avons résidé au Prakruti Resort, pour ceux que cela intéresse…

Au programme, piscine à l’hôtel et repos à la plage, un Eden.

Une mer à 28 degrés aux vagues moutonneuses et vivifiantes pour commencer, suivie d’un repos bien mérité sous l’abri au toit en feuilles de noix de cocos, face à la plage qui, peu à peu, se remplit d’une population midde-class indienne qui vient passer son samedi soir au bord de la mer, assez loin pour n’être qu’un spectacle et non un obstacle au moment magique d’un pré-crépuscule sur la mer d’Oman… Dégustation de noix de coco vendues par un vieil Indien qui parcourt la plage suivi de son char à boeufs, à la recherche de clients, sous une lumière enchantée qui transforme le sable en or et la mer en argent. Quelques photos de cette soirée, qui ne fut qu’une infime partie de notre séjour d’un jour et demi, mais qui est celle qui a fait le plus rêver. Le reste est un cocktail de rires, de confidences, d’anecdotes, de rencontres humaines, de football et de roues sur la plage, de jeux de ballons et de farniente dans la piscine, les meilleurs ingrédients pour un week-end inoubliable.

Le Rickshaw Indien

Mes chers amis, cette année, nous avons fêté Pâques à l’Indienne.
J’ai déjà évoqué cette messe mortellement soporifique qui nous a tenu de messe de Pâques (la fête de la résurrection ou tout le monde est extatique, rappelons-le), mais là n’est pas la question. Ce qui m’étonne néanmoins, c’est que les Indiens, si exubérants dans la religion hindoue (j’entends par là des cacophonies épouvantables dans les temples, des chants auxquels chaque personne présente joint sa voix…), soit aussi peu actifs dans la religion catholique. Durant la messe, personne ne chantait (il y avait une chorale faite pour ca, apparemment), et l’allégresse n’était pas exactement un adjectif qui aurait pu qualifier l’assemblée ou même les prêtres… mais passons.
La grande aventure de cette nuit de Pâques, c’était le moyen de transport. En effet, notre chauffeur étant chrétien lui aussi, nous avions décidé de lui donner son samedi pour qu’il puisse aller à la messe avec sa famille, et nous retrouvions donc sans moyen de transport pour nous rendre à la messe.
Qu’à cela ne tienne, nous nous dîmes, notre sens de l’aventure ne peut que nous inciter à prendre un rickshaw!

Un rickshaw

(c) melissa.sims @ FlickR

Rickshaw cherché, bien sûr, par notre agent de sécurité personnel (oui, oui, nous avons un garde devant notre porte. Ils sont tous très sympas.), on est pas des gueux non plus (humour au trentième degré, je cherche mes rickshaws moi-même, d’habitude)! Et nous voilà partis avec deux rickshaws pour l’aller.
Le retour, à onze heures du soir dans une rue peu fréquentée, pose un problème de logistique. Comment caser tout le monde dans l’unique rickshaw que nous avons trouvé? La place, dans un rickshaw, c’est ca:

La place dans un rickshaw...

La place dans un rickshaw...

(Oui oui, admirez la tenue de baroudeuse… et le petit à côté n’est pas de la famille, hein, croyez pas que j’ai un nouveau petit frère!)

Bref, un rickshaw, tu t’asseoies maximum à trois, et nous, on est cinq.
Comment faire?
Ben, easy easy, Ma’m! T’en assoies trois sur la banquette, et deux sur les genoux.
Et le rickshaw-wallah qui voit que Papa parle trois mots d’hindi (moi je m’y remets, j’ai un peu tout oublié…) et qui commence à délirer, et là, c’est la course folle sur tout le trajet, les klaxons, la poussière (on est à l’air libre, c’est un peu comme la voiturette de promenade écolo, sauf que non), les virages, le trajet indiqué au chauffeur à coups de sidha, sidha (tout droit), left, right, rukho (stop), et de gros fous rires.
J’adore ce pays.